Serge Eyrolles entend bien ne pas se laisser faire face au pillage
Les éditeurs français entendent bien ne pas se laisser faire face à l’appétit des sociétés américaines qui numérisent à tout va… (…).
Serge Eyrolles, le Président du SNE veut défendre les auteurs contre le pillage :
« Le récent avis du Conseil constitutionnel sur la loi Hadopi consacre finalement la victoire des géants de l’Internet sur les créateurs culturels. L’accès à Internet fait désormais partie du droit fondamental à la liberté d’expression et de communication. Selon ce nouveau principe, Internet et tous les médias et moyens de communication devraient être d’accès gratuit. Or, ils ne le sont pas.
En même temps, en rendant pratiquement impossible la lutte contre le piratage, les contenus culturels vont pouvoir être pillés et accessibles gratuitement. N’y a-t-il pas là une régression démocratique à refuser de rémunérer le travail intellectuel, l’œuvre de l’esprit, alors qu’on accepte de payer pour des biens matériels ou des services ? »
« La gratuité des contenus numériques – presse, musique, films, livres – est le miroir aux alouettes, l’appât destiné à attirer les internautes et à servir les intérêts des fournisseurs d’accès, qui se font passer pour les champions de la liberté d’expression. […] Ne devenons pas l’apprenti-sorcier qui se laisse déborder par ses outils. Car, loin d’être « liberticides », les droits d’auteur sont garants de l’indépendance et de la diversité de la création littéraire et artistique. »
« Dans l’économie numérique des contenus culturels et en particulier du livre, il doit y avoir place pour deux secteurs : un secteur gratuit, celui des œuvres tombées dans le domaine public ; et un secteur marchand, celui des ouvrages sous droits d’auteur. Sinon, comment financer la création ? »[…]
Source : Caracteres















Selon Google, l’innovation serait bridée en France par le manque d’équilibre entre la nécessaire protection du droit d’auteur et la nécessité de donner au public la possibilité d’utiliser les oeuvres à des fins innovantes. Le moteur de recherche plaide pour un « Fair use » à l’américaine en droit français.
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