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Articles taggués ‘Facebook’

Mourir pour la croissance ?

22/01/2010

Un article décapant sur la souffrance au travail par Aubry Pierens : la croissance vivante ?

France Télécom est un groupe à la pointe de la société technologique sur laquelle beaucoup d’investisseurs, d’entrepreneurs et de politiques comptent pour susciter croissance, emplois et profits. Il présente les fondamentaux des entreprises gagnantes du XXIe siècle : développer une omniprésence dans l’espace et dans le temps, préférer la maîtrise des flux à la fabrication des stocks, créer des accoutumances à des produits et services censés décupler les capacités – par nature limitées – de l’être humain. Or, ce sont bien ces fondamentaux-là qui semblent rendre invivable, sournoisement, aujourd’hui la vie chez France Télécom, et demain la vie ailleurs ; tout cela avec la complicité paresseuse des consommateurs et citoyens irresponsables que nous sommes devenus. [...]

L’omniprésence est incontournable, monstre dévorant qui oblige à une disponibilité, une réactivité de tous les instants. Elle est devenue un type de relations qui irradie par contagion tous les compartiments de nos vies, tous nos choix politiques et sociaux aussi. Malheur aux esprits locaux et lents, aux joies dominicales, au repos de la nuit, aux non-performants 24 heures sur 24, aux déconnectés ou aux fracturés du numérique ! L’omniprésence est le creuset majeur dans lequel se concoctent toutes les innovations. Puisque la technologie le peut, l’homme le peut. Se connecter directement sur son cerveau devient la prochaine étape. Et si sa chair et son coeur sont résistants, il y aura bien une Apple App, un Facebook ou un Meetic pour vaincre par le charme ou l’illusion des préventions bien dépassées…

Devenir le maître des flux et établir son péage, voilà le modèle roi ; vieux comme le monde, mais néanmoins astucieusement intégré par tous les constructeurs de réseaux réels ou virtuels, les moteurs de recherche, les distributeurs d’énergie ou d’information et les médias. Érigée en modèle de croissance, la formule est séduisante, car accélératrice des énormes investissements à réaliser et apparemment favorable à l’accès et l’équité de traitement de l’usager. Mais Moloch inassouvi, elle exige des concentrations à taille inhumaine,des régulations garantissant des amortissements dans la durée, des compromis environnementaux,des modèles économiques où la croissance de la dépendance et de l’Arpu (Average Revenue Per User) – et non de l’utilité du service rendu – devient le seul contributeur à la profitabilité de l’activité. C’est un système qui minore les dégâts collatéraux que provoquent le gigantisme et la concentration des organisations supports, le juridisme excessif des transactions, la peur panique de la baisse des flux, la paranoïa du grand bug ou la tyrannie de “la machine”qui permet de gérer en temps réel la masse des informations, des fluides, des gaz, des objets ou des personnes transitant dans les réseaux. L’organisation de l’opérateur est sommée de se modeler à cette nouvelle donne et l’utilisateur lui-même d’en accepter contraintes et coûts, comme le révèle souvent douloureusement la jungle des tarifs.

Car il n’est pas question pour l’homme de ces iècle de rater le grand train du progrès technologique. C’est même devenu une priorité politique : connecter chaque personne, chaque arpent du territoire à la “matrice”dans laquelle mitonne la formule de la croissance de demain. Très haut débit pour tout le monde, TGV et autoroute tous azimuts, groupes de travail virtuels, organigrammes assistés par ordinateur, accès en ligne illimité à tout ce qui a été écrit, enregistré ou filmé : “Circulez, il n’y a plus que cela à voir.” L’homme décuplé sera technologique ou rien; détaché des contingences matérielles par la grâce de la numérisation, communicant jusqu’à l’autisme électronique, transparent jusqu’à l’inexistence, mobile jusqu’à la mort. Mais la chair, le coeur, et parfois l’esprit sont résistants qui luttent pour préserver l’intimité conjugale, l’unité familiale, la beauté du travail à accomplir, la dignité de la personne. Quitte à se retrouver plus petit, plus humble, plus simple. Plus vrai, plus libre, plus vivant aussi.

Pour ne pas se sentir prisonnier d’un “meilleur des mondes” auquel les plus fragiles d’entre nous ne se sentaient plus le courage de contribuer, pourquoi ne pas prendre le temps d’imaginer dans chacune de nos entreprises un modèle de croissance où machines, processus et organisations resteront à leur vraie place: le service de l’homme.

Aubry Pierens est fondateur et associé de We-Consulting, professeur au MIP (Management Institute of Paris)

Source : Valeurs Actuelles

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Les marques négligent les réseaux sociaux

23/11/2009
Manque de ressources ou de courage ? Alors que les Anglo-Saxons transforment Facebook en fan-club virtuel, les annonceurs hexagonaux restent en retrait de ce grand carrefour d’audience. Retard ou peur d’aller sur la toile pour un retour difficile à mesurer ?
Source : La Tribune.fr

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Facebook au service des assurances ?

22/11/2009

Un nouveau business pour les Media sociaux : la vente d’informations privées ?

Les inspecteurs des assurances ont un nouveau terrain d’enquête. Au Québec, une jeune femme de 29 ans en congé maladie de longue durée pour profonde dépression affirme que son assurance lui a supprimé ses allocations après avoir consulté plusieurs de ses photos mises en ligne sur Facebook. Nathalie Blanchard, qui avait dû quitter il y a un an et demi son emploi chez IBM, y apparaissait sur une plage ensoleillée, assistant à un spectacle de Chippendales ou fêtant son anniversaire. «On m’a dit que je suis en mesure de travailler, à cause de Facebook», a-t-elle déclaré sur le site de la télévision publique CBC.

Nathalie Blanchard précise qu’elle avait tenue son assurance informée de ce voyage, recommandé par son médecin, et se dit choquée de ces pratiques. «A ce moment-là, j’étais heureuse, mais avant ou après, le problème était le même», a-t-elle confié. Dans un communiqué adressé à la chaîne CBC, la compagnie d’assurance Manulife a reconnu qu’elle pouvait tenir compte des éléments mis en ligne sur Facebook pour s’informer sur ses clients. Mais qu’elle «ne prenait pas la décision de refuser ou d’interrompre le versement d’allocation en se fondant uniquement sur les informations publiées» sur de tels sites.

Pour tirer l’affaire au clair et obtenir une restitution des allocations, l’avocat de la jeune femme a demandé un nouvel examen médical de la jeune femme. Plusieurs milliers de dollars sont en jeu, indique le site la CBC. Une question reste toutefois sans réponse. Nathalie Blanchard se demande ainsi comment les photos de ses vacances ou de son anniversaire sont parvenues jusqu’à son assureur, alors que son profil sur Facebook est selon elle verrouillé et que seules les personnes de son choix peuvent dès lors voir ses messages.

Source : Le Figaro.fr

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Facebook, d’abord un outil pour s’organiser ?

09/04/2009

Francis Pisani nous surprend une fois de plus par son analyse décalée des phénomènes Facebook, Twitter & co.twitter

« Le phénomène ne concerne pas que les jeunes. Aujourd’hui, le nombre d’aînés croît plus vite que les autres tranches d’âge sur Facebook. Et sur Twitter, les plus actifs ont entre 35 et 49 ans.

Contrairement à ce que l’on aurait tendance à penser, il ne s’agit peut être pas de créer des communautés mais de fournir des outils permettant aux gens de communiquer et de s’organiser. C’est en tous cas ce qu’explique Jeff Jarvis dans son livre What Would Google Do ? »

Je trouve intéressant de questionner le fond du problème, et d’essayer de comprendre vraiment ce qui se cache derrière le succès de ces innovations. Qu’en pensez-vous ?

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Facebook: la fin du hold-up?

19/02/2009

untitled2Mark Zuckerberg a annoncé hier qu’il retirait la « licence perpétuelle et mondiale », que le Groupe s’était auto-octroyé sur le contenu mis à leur disposition par les utilisateurs « naifs ».

Alors quel est le modèle économique de ce site et de ces réseaux sociaux en général ? Tout ça a un petit côté communauté sympa mais sans réalité économique, ce qui n’est pas sans rappeler des catastrophes passées pour ceux qui étaient déjà dans l’Internet à la fin des années 90.

Comme le dit justement Francis Pisani, « Quand le contenu est généré par les utilisateurs il est difficile d’ignorer leurs sentiments. Telle est une des lois les moins connues et les plus importantes du web participatif. »

 Où est la vraie innovation finalement ?

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